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L’équipe entraîné par Yannik Morin, 1ère équipe canadienne au Rallye des Gazelles.

ESSAOUIRA (Samedi le 2 avril)

Ce matin, sur la plage d’Essaouira, les gazelles ont traversé une ligne d’arrivée bordée de drapeaux suggérant plusieurs pays différents. La joie tirée de l’accomplissement d’un tel effort physique et psychologique se lisait dans les yeux de nos aventureuses. En se dirigeant vers le chapiteau, situé à l’extrémité de la plage, certaines filles étaient assises en bordure de la fenêtre du véhicule en brandissant fièrement le drapeau du Québec. Les klaxons et les cris de victoire retentissaient sur la rue principale. Plusieurs piétons assistant à la scène applaudissaient et participaient aux exclamations des gazelles. Émues, ces dernières se sont regroupées à l’avant du chapiteau afin de prendre plusieurs photos en attendant le début de la remise des prix. Une ambiance festive embaumait les environs. En entrant à l’intérieur du chapiteau, une haie d’organisateurs attendait impatiemment le passage des filles. Celles-ci se sont dandinées sur la chanson «I Gotta Feeling» des Black Eyed Peas, en chantant et en frappant des mains. Les gazelles québécoises étaient facilement identifiables au moment où elles montaient sur le podium afin d’obtenir leur trophée; elles avaient en main le drapeau du Québec. Finalement, suite à la cérémonie, les gazelles étaient libres pour l’après-midi en attendant le gala prévu pour vingt heures.

Le classement final pour les équipes québécoises ayant participées à cette 21e édition est maintenant officiel et détaillé comme suit :

Équipage 103 – Isabelle Pasquet-Geairon et Lydia Pater 34e
Équipage 108 – Claudyne Franche et Josianne Tardif 37e
Équipage 110 – Elyse Tessier et Véronique Guertin 45e
Équipage 106 – Mylène Melançon et Véronique Sylvestre 48e
Équipage 102 – Annie Fontaine et Lise Dugas 50e
Équipage 100 – Francine Poulin et Sonia Boulais 77e


3 photos

ISABELLE ET LYDIA NOUS PARTAGENT LEURS ÉMOTIONS À CHAUD

Après une 1ère vraie nuit de sommeil, la poussière commence à retomber et les idées aussi. Nous avons terminé le Rallye en 34e position, 1ère position canadienne et 15e au niveau d’une première participation. Le moral et l’énergie nous ont accompagnés jusqu’à la toute fin. Albert, notre 4×4, nous a réservé quelques mauvaises surprises lors des deux derniers jours, ce qui nous a fait reculer dans le classement… mais cela fait partie des risques et du jeu! Jour 7, la transmission brise dans les dunes. Une assistance mécanique est requise et nous sommes reparties avec une demi-journée de retard. Jour 8, après un bon début, un problème survient au niveau de l’alternateur : le radiateur surchauffe vers 10h30 et à compter de ce moment, le seul objectif est de terminer la course pour demeurer dans le classement. 7 heures se sont écoulées avant d’atteindre enfin le bivouac, puisque nous devions faire des arrêts tous les 10 km pour refroidir le radiateur. Les 33 degrés et le soleil écrasant du désert y ont peut-être contribué un peu! Pour parvenir à franchir la ligne d’arrivée, une équipe de Gazelles nous a escortées jusqu’au bout pour nous remorquer en cas de problème et nous éviter le déclassement : quel grand témoignage de solidarité!

Sur la plage d’Essaouira après 9 h de route, les filles dansaient sur les toits des véhicules au son de la musique et des klaxons. L’excitation et le niveau d’énergie dans l’air étaient palpables et le temps était venu pour les embrassades, la prise de photos, les félicitations et les larmes (de bonheur, évidemment!). Et quel beau cadeau d’anniversaire pour Isabelle…

Pour décrire ce que nous avons vécu en quelques mots : des paysages à couper le souffle, des nomades dans la misère, la sécheresse, des sourires toujours et toujours, la gentillesse, l’hospitalité, le silence et les plus belles nuits étoilées, des terrains de conduite extrêmement variés et très difficiles, les épreuves, la persévérance, l’écoute de l’autre, la réflexion, l’observation, l’intuition, les petites frayeurs, l’audace, le courage, l’amitié, l’encouragement et jamais de découragement, l’esprit sous tension et temps minute de 4 h à 23 h où la concentration est nécessaire, la bonne humeur, les rigolades, les mises au point et le beau travail d’équipe.

L’adrénaline retombe peut-être, mais chaque nuit nous naviguons et nous pilotons encore et encore (il parait que cela peut durer 3 semaines!!). On vous embrasse, on vous remercie pour tous vos mots d’encouragement qui nous ont tellement fait chaud au coeur le soir vers nos 22 heures!